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May 1st, 2007 by krisdevillLe mot travail vient du latin tripalium, signifiant torture.
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Le mot travail vient du latin tripalium, signifiant torture.
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C’est les élections au Québec et en France. Un petit mot là-dessus, très condensé, parce que écrire sur la politique, c’est chiant, s’impose.
Comme vous le savez, en France, le débat se partage avant tout entre le Shako-Nabot, surnommé Nicolas Sarkozy et la Pantine, surnommée Ségolène Royale.
Le shako-nabot, c’est un p’tit bonhomme d’environ 1m65 qui a l’excitation d’un homme de 2m. Forcément, cette excitation surconcentrée fait de lui un être surexcité, toujours sur les nerfs, bien qu’il se donne l’air gentil et zen. Il est de droite et il souhaite sauver la France via la “rupture tranquille”. Ce qu’il nous a pas expliqué, c’est que la rupture qu’il souhaite, c’est celle de la pyramide sociale. Enfin, si, il nous l’a expliqué, mais implicitement. Il nous l’a donc impliqué. Et il va surtout tous nous impliquer là-dedans s’il est élu.
En gros, son programme vise à réduire les impôts, favoriser la croissance des PMEs, rétablir la sécurité, etc. Tout est beau, non ? Non. Pour le Shako-Nabot, c’est l’économie qui fait l’homme. Donc forcément, il ne parle pas d’humains, il parle d’argent. Argent, argent, argent. Il ne va aider que ceux qui sont en mesure d’en gagner assez. Il veut donc séparer encore plus la France, avec une France très riche, cultivée, qui gagne beaucoup et qui vote, et une France appauvrie, amoindrie, qui se tue au travail ou qui ne travaille pas faute de pouvoir travailler, qui ne s’intègre pas, qui en chie… Et qui a pas le temps de voter, bien sûr. C’est principalement la France des banlieues. Le Shako-Nabot va donc nous faire un no man’s land entre les “bourgeois” et “les pauvres”, entre la ville et la banlieue. Bref, son programme sent les révoltes de novembre 2005 à la 10.
Ensuite, il y a la Pantine. C’est la première femme qui pourrait devenir présidente française. Les éléphants du PS ayant remarqué qu’ils n’avaient pas la côte, ils ont opté pour du renouveau. Et il n’y sont pas allé de main morte. Ils ont trouvé la Pantine. C’est leur pantin. Elle nous a fait une belle parade, avec ses grands concepts démocratiques, la démocratie participative, pour nous cracher un Pacte Présidentielle étonnamment conforme aux mesures du PS. Bref, elle fait la couverture. D’ailleurs, chose trèèèèès étonnante, elle a repris les éléphants, dont Jospin, qui était assez virulent quant à sa présence, pour sa campagne présidentielle. Étonnant. On se demande qui deviendra ministre…
Sinon, elle est de gauche et elle souhaite aplatir la pyramide sociale, que les pauvres aient la chance de s’en sortir, et rétablir l’Ordre Juste. C’est mieux que le shako-nabot, beaucoup mieux. Sauf qu’elle n’a pas la carrure d’une présidente. Pour les affaires intérieures, d’accord. Mais en cas de guerre, à l’international, en cas de problème majeur… Elle a toutefois fait un Pacte Présidentiel de 100 propositions de mesures de gauche. Rien à redire là-dessus.
Les autres candidats, tant pis…
Maintenant que cela est dit, votez pour Royale ! Aux chiottes le nain. Je veux une France juste. Une France de plus d’1m65…
Passons au Québec. Ici, c’est la bataille à 3. Le Mouton, alias Jean Charest, La Langue De Bois, alias Boisclair et Le Pen, alias Mario Dumont.
Le Mouton est le Premier Ministre sortant, chef du PLQ. Et il compte bien reposer son arrière-train sur le fauteuil ministériel. Pour son dernier mandat, il avait promis beaucoup. Et il a rien foutu. Rien de rien. Il a même presque empiré les choses, avec le passage du C.difficile et compagnie.
Cette année, pour son programme, il a décidé de faire ce qui est à sa hauteur : rien. Son programme est vide, ou presque. En gros, il souhaite dégeler les coûts de scolarité, afin que les étudiants s’endettent encore plus, et baisser les impôts pour les riches, qui pourront y gagner 250$… Mesure d’autant plus géniale qu’au lieu de dégeler les coûts de scolarité et baisser les impôts, il pourrait conserver les impôts et les réinjecter dans les universités. Mais non, c’est sûrement trop peu de droite pour lui.
Ensuite, il y a la Langue de Bois. L’avantage de sa langue de bois, c’est que s’il se coupe avec le couteau qu’il a entre les dents, il ne se fera pas mal. Langue de Bois, il propose pas grand chose, parce qu’il a un couteau entre les dents et ça l’empêche de parler, forcément. Par contre, s’il y a bien un truc qu’on peut dire facilement les dents serrées, c’est “Charest”. Du coup, il en profite. Tout ce qu’il fait, c’est des attaques à Charest et des promesses à l’opposé de celles de Charest. Il dit aussi qu’il va faire un… un… enfin, qu’il va faire quelque chose qu’il ne peut pas dire, sûrement à cause du couteau, concernant la souveraineté du Québec. Langue de Bois, c’est le chef du PQ. Et le PQ, avec son nom très évocateur, c’est pas un parti, c’est une usine à gaz. D’ailleurs, la preuve, ils ont élu Langue de Bois comme chef.
Enfin, il y a Le Pen. Lui, il fait beaucoup de bruit mais, bizarrement, je ne l’entends pas beaucoup, et donc j’ai pas grand chose à dire sur lui. Il me semble que c’est le Shako-Nabot du Québec, sans plus.
Est-ce que j’ai dit “enfin” ? Rho ! C’est parce que j’ai omis quelqu’un. Le petit nouveau. Celui qui passe sa campagne à faire autre chose que dénigrer ses adversaires mais dont on entend jamais parler. Moi si. C’est Québec Solidaire. Le parti a été créé en 2006, donc, forcément, il n’ont presque aucune couverture médiatique. Ils n’ont pas encore assez d’argent pour acheter les médias. Puisque personne ne parle d’eux, ils ont décidé de rire des partis dont tout le monde parle, avec leur slogan “Soyons lucides, votons solidaire”, en rapport avec les “lucides” de droite et les “solidaires” de gauche (si je me trompe pas).
Dans leur programme, ils proposent des mesures de gauche, logique. Ils proposent, comme le PQ, la souveraineté, mais en moins usine à gaz. Chose qui change et qui me plaît beaucoup, ils proposent les *Québec, soit Pharma-Québec et Éole-Québec, les entreprises gouvernementales qui s’occupent, respectivement, de la santé (les médicaments et la recherche) et de l’énergie “propre” éolienne (pollution visuelle ?). Secteurs d’autant plus importants, particulièrement le premier, qu’ils sont vitaux. Et puis, Pharma-Québec, c’est un pied-de-nez au capitalisme, qui dépose des brevets sur les molécules pour protéger son pognon plutôt que la population.
Oui, vous m’avez compris. Soyez lucides, votez solidaire.
Pour conclure, puisqu’il faut utiliser des marqueurs de relation pour structurer le texte, et comme vous pouvez le constater, tout ce paysage politique n’a rien d’alléchant, si ce n’est, je le concède, Québec Solidaire. Comme dirait Tryo, faut qu’on s’active…
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Grossièreté de la ville aux mille clochers,
La rue aux mille clochards.
Sainte-Catherine porte bien son nom
Car Sainte-Catherine est une catin
Où l’on voit se côtoyer le beau, le bon
Le sale et les crève-faim.
Sainte-Catin porte bien son nom
Car Sainte-Catin est la rue des désirs
Où les nantis dépensent par plaisir
Et où espèrent survivre les vagabons.
Sainte-Catherine porte bien son nom
Car Sainte-Catherine est une catin
Vêtue de super sex shows
De ceux entre espoir et trépas
Et de ces passants qui,
L’allure fière,
Enjambent et ignorent leurs frères.
Et de ces passants qui,
L’air bon,
Préfèrent assouvir leurs envies
À sauver ceux trop pauvres pour mériter leur attention.
Sainte-Catin porte bien mal son nom
Car Sainte-Catin n’a rien d’une sainte
Et n’est que le résultat hideux
De ceux qui, en ne voyant qu’eux,
Ont fait d’une sainte une putain
Et de demain une utopie
Pour bien trop d’humains.
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Idylle est partie,
Déçue par la vie
Sur notre planète.
Idylle voulait d’une vie
Sans batailles ni promesses.
Idylle voulait vivre
De bonheur, de caresses,
D’amis, de sagesse.
Idylle est partie,
Déchue par la vie,
Par les hommes et leur planète.
Idylle rougissait
Aux compliments, aux baisers
Idylle rêvait, chantait, aimait.
Idylle était.
J’ai rêvé d’Idylle,
Sans jamais la rencontrer.
J’aurais épousé Idylle
Pour voir son sourire à tout jamais.
Pour partager savoir, culture, coutumes et prouesses
Dans l’allégresse.
Idylle a été violée
Par les hommes et leurs sociétés.
Idylle a été tuée
D’une balle dans la tête,
D’enfants de Dieu, de prophètes.
Idylle est partie
Et c’est l’homme qui déchoit
Et c’est la planète qui regrette.
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Je ne suis pas mort, je ne suis pas vivant. Je suis humain. Je fais parti de ceux qui auront tué la vie et le divin. Ceux qui auront anéanti tout ce qu’ils ont admiré, tout ce qu’il auront aimé. Ceux qui auront cru avoir raison. Dieu n’est plus notre père, il n’est plus qu’un monstre hideux de notre création. Nous ne sommes pas mort, nous ne sommes pas vivant. Nous ne sommes que des humains, des vies déchues…
Laissez-moi vous expliquer.
Je ne suis pas foncièrement croyant. Je ne suis pas athée ni agnostique non plus. Je crois uniquement en Dieu pour la facilité et la beauté de l’image. Ma raison me dit qu’il n’existe pas, mais mes sentiments me poussent à croire en lui, le triste Père éternel…
Tout a commencé lorsque je me suis mis à parler à Dieu. Bien entendu, si j’espérais une réponse, je n’en attendais aucune. Premièrement à cause de ma raison, mais surtout parce que je ne posais pas tant de questions. Mon monologue se résumait en une série d’insultes, en quelques revendications. J’avais trouvé en Dieu une cause à tous mes soucis, et mes soucis, ce sont ceux du monde. De toutes façons, il n’a jamais rien rétorqué, ni même répondu à mes quelques questions. Je ne pouvais pas me douter de ce qu’il se passait… j’étais, dans toute ma naïveté, presque vivant.
Même sans Dieu, j’évoluais. Je trouvais mes propres réponses, via la science, via la vie. Via la philosophie. “L’amour de la sagesse”, encore une conquête impossible… Les jours passaient et je me décidai, finalement, à annoncer mon projet à Dieu et à lui reprocher, au passage et une fois de plus, l’horreur du monde. J’allais quitter la société, partir sur les routes, trouver un coin agréable et vivre en autarcie, sans argent, sans populace grouillante et pittoresque. Moi, des “camarades” et la planète. Sans cracher sur la technologie, simplement en l’adaptant à la nature. Juste ce qu’il faut pour vivre heureux.
Le lendemain, j’étais mort. Je ne sais pas comment, ni quelle sensation cela confère. On ne se souvient jamais de sa mort, à ce qu’on m’a dit. On ne sait même pas si l’on a réellement trépassé, habituellement. Quoi qu’il en soit, je me suis retrouvé devant les portes de l’enfer. Je savais que je n’irai pas au paradis. Je ne pensais pas que ce serait pour cette raison. Je ne pensais pas que ça serait parce que je n’avais pas d’argent. “Dieu n’est plus que la créature hideuse de l’homme, un monstre économique pourri par l’envie et la tristesse, anéanti par ses fils”, m’avait répété Samaël.
J’ai pu voir beaucoup de gens. Tous ceux que je respectais, que j’admirais, y étaient. Des personnes engagés, de gauche, des artistes, des philosophes. Tous mornes et anéantis, hébétés par la mort.
Comme eux, je me sentais étrange. Bien que mes sens soient éveillés, ils ne semblaient pas “fonctionner”. Tout ce que je voyais, sentais ou entendais, tout me semblait vide et plein à la fois, magnifique et hideux. Tout allait vite et semblait prendre une éternité. Je pouvais parcourir des kilomètres en ce qui me semblait être un centième de seconde, tout en observant la lenteur de mes pas. “Il n’y a plus de temps ni de sens, m’a dit Samaël, tout est infini. La mort anéantit les limites. Plus rien n’a d’intérêt, tu le remarqueras vite. Nous ne sommes plus que des âmes.”
Je me suis assis sur un rocher et, sans rien sentir, tout en sentant, j’ai regardé autour de moi, j’ai réfléchi. C’est alors que je l’ai rencontré, Samaël. Le seul apte à tenir une conversation, semblait-il. Il s’est assis à côté de moi et, lorsque je l’ai regardé, j’étais incapable de définir s’il était humain ou non.
” - Sais-tu pourquoi tu es mort ?
- Parce que j’ai blasphémé, je suppose.
- Non.
- Pourquoi, alors ?
- Sais-tu qui est Dieu ?
- C’est l’être soi-disant divin qui nous a prétendument créé. Notre papa à tous, quoi. C’est celui qui est infiniment bon et con, qui punit tous les humains pour leur stupidité, alors qu’il nous a éduqué. C’est celui pour qui rédemption rime avec de tyrannie et destruction.
- C’est à peu près l’ancien Dieu, effectivement. Sauf que maintenant, Dieu n’est plus le dieu des hommes. Non, l’homme est le dieu de Dieu.
- Ce qui veut dire ?
- Dieu est comme tous les êtres ici : mort. À la différence qu’il n’a jamais vécu. Pour compenser ce manque, il décida de créer la vie. Il souhaitait observer ce qu’il n’avait pas et n’aura jamais. Un Loft Story grand format, en fait. Dieu créa d’abord les plantes, puis les animaux. Tous deux avaient ce que Dieu désirait : la possibilité de vivre l’instant présent, d’être heureux de vivre parce qu’un jour, ce sera fini. Seulement, ces êtres n’étaient pas assez extravagants pour Dieu. Ils se contentaient de vivre humblement, sans prétention, en se délectant de chaque instant de leur existence. Dieu, en bon spectateur, se lassa. Il créa alors l’homme, qui ne devait pas comprendre sa chance de vivre, tout en vivant. Ainsi, Dieu souhaitait s’y reconnaitre, créer une réplique vivante de lui même. Petit à petit, l’homme influença Dieu, car bien qu’ils vivaient, ils étaient presque divins. Du haut de leur fatuité, ils se croyaient supérieur, alors qu’à la base, ils avaient été créés inférieurs. Ils en voulaient toujours plus. C’est ainsi qu’ils inventèrent l’argent, qu’ils se mirent à se délecter des biens matériels, à leur accorder tout leur intérêt. Ils pensaient profiter de la vie. Dieu resta bouche bée, à la fois stupéfié par l’horreur des conséquences de cette invention et par le plaisir qu’y prenaient les hommes. Il mélangea alors raison, tristesse, colère et envie, car il voulait se sentir vivant aussi. Il était devenu à tel point dépendant de ce spectacle grotesque, de ces hommes, que l’envie prit le dessus. Il les laissa continuer. Le Père éternel avait été anéanti, tant il les enviait, par les hommes. Il n’était plus qu’une simple réplique des humains. Il demanda de l’argent, devint un monstre économique et matérialiste. Il est maintenant riche, pense être heureux. Il punit les hommes de sa folie, de leur folie. Il détruit leur monde pour augmenter sa richesse.
- Tu veux dire que nous l’avons détruit ?
- Dieu n’est plus que la créature hideuse de l’homme, qu’un monstre économique pourri par l’envie et la tristesse, anéanti par ses fils. Le paradis n’est plus qu’un hôtel pour les multimilliardaires qui peuvent se le payer. La justice divine est dictée par l’argent. C’est pour ça que tu es mort… et que tu es en enfer.
- Parce que j’ai refusé l’argent ?
- Dieu est une réplique dégoutante de l’homme.
- Je ne sais plus quoi penser.
- Il n’y a rien à penser. C’est un fait. Dieu envie les hommes. Dieu souhaite être humain, les humains souhaitent être divin. Ils sont tous aussi grotesques. Les humains souhaitent avoir l’éternité, ne réalisent pas leur chance de vivre. Dieu souhaite être en vie, ne réalise pas qu’il est envié. Tu sais, les humains ne sont pas réellement vivants. Ils ne savent pas, tout comme Dieu, se contenter de ce qu’ils ont. Ils ont la folie des grandeurs matérielles, alors qu’ils ont ce qui existe de plus grand : la vie. Il suffirait qu’ils le réalisent pour que Dieu les copie et se suffise, pour que la vie se réconcilie avec l’homme et avec Lui. Et pour ça, les hommes n’ont rien à espérer du ciel, les hommes doivent être leur dieu, car Dieu veut être un homme.”
Et puis, Samaël est parti, et j’ai regardé dans le vide, j’ai senti l’absence de sens, de temps. J’avais compris, et j’avais honte. J’avais passé mon temps à insulter un être désespéré, qui avait posé tous ses espoirs sur les hommes, qui eux-même, moi y compris, avaient posés tous leurs espoirs sur Dieu. Notre triste Père éternel… dépité, détruit par la grossièreté de l’homme, être vaniteux, ni mort, ni vivant, qui pense détenir la vie alors qu’il n’entraine que la mort. Et l’argent… L’homme a détruit le ciel en se détruisant lui-même, en détruisant la vie au passage.
Alors, j’ai ressenti quelque chose, quelque chose qui surpassait les sens. J’ai pleuré.
Samaël est revenu, avec un léger rictus, un petit rire. Il m’a dit qu’on oublie toujours sa mort, pour regretter la vie, mais qu’on oublie jamais la mort de sa mort, parce qu’on ne regrette jamais la mort. Il m’a poussé sur la poitrine, m’a transpercé le coeur. J’ai senti de la joie, de la souffrance. J’étais allongé sur le sol, tête contre la terre, et Samaël m’a dit que je ne devais pas oublier la mort, car elle seule me gardera en vie. Pendant qu’il parlait, en écoutant sans comprendre, j’ai fermé les yeux, épuisé, excité. Peu après, tout était agréable, extrêmement jouissif. J’ai rencontré Agapè, la joie de vivre en personne. J’étais vivant.
Je n’ai pas écouté Samaël, j’ai oublié la mort en mangeant, riant et dormant auprès d’Agapè. On ne change pas sa nature, je suis redevenu humain. Ni mort, ni vivant. Pourtant, juste avant de voir disparaitre Agapè, j’ai vu Samaël, un instant. Il a posé son doigt sur mon coeur et m’a dit que je n’avais rien à attendre du ciel, mais que le ciel avait tout à attendre de moi.
Aujourd’hui, je n’insulte plus Dieu, je remercie Samaël. Et parfois, par les plus belles journées, j’entrevois Agapè, et je remercie Dieu aussi.
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Un pied à gauche, l’autre à droite,
Et entre eux s’élargit une crevasse.
Je dois faire un choix, je dois faire
Un choix.
En tombant, je trouverais
Ce que je souhaite.
La vie paisible du soi satisfait,
Pas complexé par qui il est,
Alarmé et combattant pour la planète.
Honnête.
Loin de la société des hommes,
Mesquins et futiles.
Être près des hêtres est sans doute plus intéressant
Qu’être près des êtres sans raison d’être.
Frustrés par leur manque de contenu,
Simples contenants,
Portefeuilles las de paraître.
Ne pas choisir est un choix,
On choisit de ne pas choisir.
Si je choisis ce qui n’est pas proposé,
Je choisis quand même ?
Réponse E, et c’est mon dernier mot,
Jean-Pierre.
J’empire, je ne sais pas.
Je peux tout larguer et partir,
Ou vivre une vie sociale, celle proposée,
Plébiscitée, médiatisée,
Vue à la télé…
Mais alors, amplifiée, personnalisée,
Personnalitée.
Apprendre toujours et sans cesse, passivement.
On nous apprend, passivement, la passivité,
Pour, subtilement, nous absorber
Nos différences, notre contenu.
Commercialisés, vidés par la société.
Et pourtant, j’en suis si dépendant
Que ma soit-disante liberté,
Le grand saut,
Ne sera obtenue que par cet anneau,
Raison d’être de trop de gens,
L’argent.
Et un choix imposé,
Est-ce un choix ?
Car mon choix m’est dicté,
Il n’y a pas d’argent dans mes abimes.
Donc je chois,
Sur un côté,
Et en moi.
Après tout, je ne suis rien de plus,
Je suis sociétisé.
Mais si je ne tombe pas tout de suite,
Je risque le jamais.
Car la société est une fuite
Par laquelle mes rêves s’écouleraient,
Et mon gouffre se refermerait.
Car Le meilleur des mondes, c’est ici.
Et mon futur sans doute aussi.
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La routine, aussi extravagante soit-elle, reste la routine.
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Ce n’est pas une blague, l’argent fait l’espèce.
“Toutes ces histoires se sont passées aux États-Unis. Toutes les victimes étaient des sans-abri. Leurs tortionnaires étaient des adolescents ou de jeunes adultes qui ont expliqué leur geste par la simple recherche de sensations fortes.”
“De bien des façons, il existe de meilleures lois pour protéger les animaux de sévices que pour punir la violence contre les sans-abri.”
Et voilà. Un clochard n’est pas un homme. Plus bas qu’un “animal de sévices”, on le tue pour le plaisir…
Crachez sur quiconque vous disant que le monde va bien. Ouvrons nos yeux, bien trop petits de toutes façons, sur le monde. Je ne fais que lire l’actualité, je manque la majorité des horreurs humaines, et pourtant j’en vomis.
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Je n’ai pas envie d’écrire un long texte pour un sujet qui me semble si évident, mais cela me semble finalement nécessaire. Je n’ai pas envie de cracher sur ce qui me permet de le faire, mais il me semble qu’une certaine remise en question ne ferait pas de mal.
Selon le wiktionnaire (je voudrais d’ailleurs féliciter toute personne ayant participé à un quelconque projet visant à rendre le savoir accessible à tous, tel que wikipédia ou le wiktionnaire), l’éducation est l’ “action d’élever, de former un enfant, un jeune homme, une jeune fille, de développer ses facultés intellectuelles et morales […]“. D’accord, la définition est un peu désuète. Je dirais que l’éducation est l’action de participer au développement d’un être, puisqu’une formation en entreprise ou l’éducation physique sont des formes d’éducation. Maintenant parlons de l’Éducation, soit l’école. L’école selon le wiktionnaire est un lieu d’apprentissage. Il me semble plutôt que l’école est un lieu propice à l’éducation.
Depuis notre naissance, nous vivons en société industrialisée, que cela nous plaise ou non. Nous n’avons connu que ses standards, ses lois, ses qualités et ses défauts. Ainsi, la vie en société industrialisée se passe de “père en fils”, tout comme on le fait pour la religion. Toutefois, dans son développement intellectuel, son éducation, l’homme moderne peut, habituellement, choisir de renier sa religion, de se faire renégat.
Endoctriner est l’action de convaincre quelqu’un en la véracité d’une doctrine ou d’une opinion. Ainsi, les religieux nous ont convaincus, pendant des millénaires, de l’existence de Dieu, de son pouvoir et du respect que nous lui devions. En prenant en charge notre éducation et donc notre savoir, ils assuraient notre dévotion. Seulement, ce système a subit un certain déclin, victime de l’évolution démesurée des sciences. Il s’est ainsi rangé au profit d’une éducation laïque, dite neutre.
Aujourd’hui l’éducation nous enseigne les sciences pures et humaines à des niveaux de spécialisation démesurés. Ils nous apprennent aujourd’hui ce qui nous sera nécessaire pour vivre en société demain. Mais en société industrialisée, monsieur ! Alors dites-moi, en quel point cette éducation est-elle plus neutre, plus universelle qu’une éducation religieuse ? L’éducation religieuse nous apprenait à être polyvalents, à cultiver, à lire et à écrire. Dans tous les cas, l’éducation nous permettait de vivre dans le système que souhaitent les dirigeants, que ce soit Dieu, Charest, Chirac, Bush ou autre. Dans tous les cas, nous sommes endoctrinés. C’est pourquoi je demande aujourd’hui soit une réforme dans l’éducation, soit un changement de terme.
Une réforme de l’éducation, ça consisterait en quoi ? Écrire des lettres au lieu des pourcentages et débiliter les gamins ? Si on s’en tient à mon idée, une réforme ne viserait non pas à nous spécialiser pour la société, mais à nous apprendre à nous connaitre nous-même, à favoriser notre développement intellectuel, moral et physique plutôt que ce dont la société a besoin. C’est-à-dire qu’au lieu d’avoir 12 heures de sciences enrichies par semaine, ce que je ne dis pas non plus être mal, mais quelque peu démesuré, on pourrait disposer de 6H de réflexion personnelle, sur nous, sur le monde, à partir de nos idées et de nos standards, plutôt que ceux de la sociétés, on pourrait favoriser le débat, la communication écrite et orale. Par exemple, on sélectionne un sujet dans l’actualité et les élèves en discutent, échangent leurs idées, leurs notions. Le professeur les guide en cas de manque d’opinion, fait l’avocat du diable si nécessaire, etc. Il en résulte que l’élève développe des opinions, doctrines et convictions qui lui sont propres, qui lui permettent de faire les choix réfléchis qui lui semblent justes. Ce programme d’éducation serait bien sûr précédé d’une éducation “normale”, soit apprendre à lire et écrire, tout en proposant des débats adaptés à l’âge, jusqu’à ce que le cerveau soit totalement développé (habituellement 13 ans). L’éducation ne se baserait ainsi plus sur l’âge mais sur les capacités des élèves. Seul quelqu’un jugé apte à réfléchir, qu’il ait 10 ou 20 ans, pourra rentrer dans le programme d’éducation “réformiste”. Ce jugement viendra du professeur. Il est relativement facile de différencier, au cours d’un débat, un enfant dont le cerveau n’est pas complètement développé d’un autre dont le cerveau l’est complètement. Une fois entré dans le nouveau programme d’éducation, l’élève suivra donc majoritairement des cours visant à stimuler son développement personnel, mais aussi des cours “normaux” et moins normaux. Ces cours viseront tout simplement à lui présenter les différentes facettes de la vie. Cours de sciences, de lettres, d’agriculture, de soudure ou de survie en forêt, par exemple. Bien entendu, le développement physique et les jeux seront du lot. Finalement, l’adolescent se jugeant intellectuellement apte à quitter cette éducation pourra aller où il le souhaite. La société industrialisée pourraient proposer des écoles de spécialisation, nos universités pour “rattraper le temps perdu”, ou gagné, puisque nous ne nous basons pas sur le temps, mais elle ne sera plus obligatoire. L’élève pourra alors préférer vivre dans un système qui lui plait, comme une communauté recluse, une vie dans la forêt ou tout simplement la société industrialisée.
L’idée dans cette réforme est, vous l’aurez compris, de trouver le sens de sa vie, de trouver ses buts et ses convictions, plutôt que suivre bêtement et sans raison des cours rébarbatifs dont on ne trouve pas l’utilité. Cette réforme apprendrait donc à l’élève l’humilité et la responsabilité, ce dernier se connaissant lui-même, connaissant aussi les autres, contrairement à l’éducation actuelle où l’élève ne suit les cours que par obligation, impliquant donc un manque de volonté et de concentration, des décrochages et autres conneries interstellaires.
L’autre solution serait de renommer l’éducation. Je propose ainsi sociétisation, puisque l’éducation actuelle ne nous apprend qu’à vivre, débilité, en société industrialisée.
Je sens déjà les critiques gronder. L’éducation actuelle, dans sa complexité, vise, tout comme ma “réforme”, au développement personnel de l’élève, mais par rapport au temps. En effet, en apprenant les sciences enrichies et les mathématiques survitaminées, nous développons notre cerveau et le temps que prend l’éducation nous permet de développer les dites opinions et doctrines, petit-à-petit. Oui mais non, ça ne marche pas, désolé. Une preuve ? Regardez autour de vous, les décrochage, l’intellect général du peuple. Les seules doctrines connues, ce sont celles présentées à la télé…
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“L’esprit est comme un parachute : on s’écrase si on ne l’ouvre pas”
Arnox
(En voilà une jolie phrase :))
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